Nos séries de l'été. Dans les artères de l'hôpital de Cherbourg : contre le cancer, la science et la technique

Nos séries de l'été. Dans les artères de l'hôpital de Cherbourg : contre le cancer, la science et la technique

Cet été, chaque vendredi, nous vous proposons une plongée dans les artères du Centre hospitalier public du Cotentin, à Cherbourg (Manche). Place au service de radiothérapie.

Le service d'imagerie médicale du CHPC est sous la gouvernance du « pôle prestataire ». Il est présent sur deux sites : Cherbourg et Valognes, permettant ainsi de mettre à disposition l'ensemble de son plateau technique à la population. En effet, le service accueille 257 patients en moyenne par jour en 2016, toutes modalités confondues, dont 51 % externes, 17 % hospitalisés et 32 % des urgences.

Comme la majorité des professionnels qui exercent ce métier à l’hôpital, ce dernier travaille en radiothérapie

« Au départ, j'ai une formation de physique nucléaire. En allant à Baclesse, à Caen, j'ai rencontré le chef de service, on en a discuté. Travailler en lien avec la médecine, c'est quelque chose qui m'intéressait. En plus, c'est quelque chose qui évolue toujours. Entre le début de ma carrière et maintenant, les accélérateurs ont énormément évolué ! »

> > > Le métier de physicien médical compte environ 800 professionnels en France. Sur le Centre hospitalier public du Cotentin, ils sont trois.

Depuis le 9 juin 2022, . Une petite révolution, sur un territoire très en retard sur l’offre de radiothérapie. Le principe ? Irradier la tumeur. Dans les faits, utiliser des rayonnements (on dit aussi rayons ou radiations) pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier. 

« Nous avons trois activités principales. Déterminer les doses qui vont être délivrées par l'appareil de traitement au patient, selon la prescription médicale. À nous de nous assurer que l'appareil peut délivrer cette dose, au bon endroit, et que cette dose éclate tout. Le patient, on lui fait faire un scanner. À partir de ces images, le médecin va déterminer où se trouve la tumeur, les organes qui doivent être protégés et recevoir le moins de dose possible. Et là, on détermine comment on peut irradier le patient. »

L’accélérateur peut tourner tout autour du patient. Avec un logiciel, le physicien médical détermine la façon dont il va procéder pour délivrer la dose demandée pour le patient. Il faut régulièrement s’assurer que la machine fonctionne bien. Une autre des missions du physicien médical. Selon les contrôles, ils peuvent être réalisés toutes les semaines, tous les mois, tous les six mois…

> > > L’ancien accélérateur de particules limitait la prise en charge des patients. Les équipes n’avaient pas le droit de l’utiliser pour certaines tumeurs selon leur localisation. « Pour les patients, la nouvelle machine leur permet de faire moins de voyages, insiste Arnaud Kerambrun. Vous faites une séance, cela dure un quart d’heure pour le patient. Ça dure 2 h 30 à Caen si on prend en compte l’aller-retour. C’est fatigant. Selon les traitements, cela peut faire vingt ou trente séances ».

Entre le moment de la réception du nouvel accélérateur de particules et sa mise en service, plusieurs mois ont d’ailleurs été nécessaires. 

« Quand on reçoit la machine, le fournisseur la monte de façon mécanique. Il a ensuite fallu que l'on s'assure de la qualité des faisceaux et de leurs particularités, et après, qu'on n'en bouge pas. Si on a un organe qui est peu profond, on va utiliser une énergie relativement faible. Typiquement, pour les seins, c'est ce que l'on va faire. Pour les prostates, en revanche, pour lesquelles il y a plus de profondeur à traverser, on va utiliser une énergie plus puissante ».

« Nous échangeons régulièrement avec les équipes du centre Baclesse. Si nous avons des questionnements, nous pouvons nous tourner vers eux. Ils ont une expertise plus élevée des différentes machines. »

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre La Presse de la Manche dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.

Aïe vous avez refusé les cookies 🙁. Vous ne savez peut-être pas que 400 journalistes professionnels travaillent pour actu.fr (Groupe Publihebdos/Sipa Ouest-France). Le recueil de cookies est utile à la collecte de revenus publicitaires qui nous permettent de vous proposer gratuitement des informations fiables de qualité. Si vous aimez actu.fr, vous pouvez accepter les cookies👍.