Science-fiction, vivement demain ?

Le pire n’est pas toujours sûr et l’avenir n’est jamais écrit, évidemment. Mais certains auteurs de SF ont su déceler les menaces dont sont porteuses les contradictions des démocraties libérales, y compris dans l’usage des nouvelles technologies, sous couvert de progrès. Quand la réalité commence à ressembler à la littérature, il est temps de se rappeler que la politique n’est pas une fiction.

Les vieux mythes semblent sur le point de se réaliser : l’humain aura bientôt aboli ses frontières naturelles. Il ne connaîtra plus la mort, et il sera omniscient. En d’autres termes, il sera devenu un dieu, si du moins il a les moyens de payer la technologie nécessaire, et les pièces de rechange. Et si les intelligences artificielles ne prennent pas le pouvoir. Mais comment définira-t-on alors l’humanité ?

Une contre-information : la SF a beau batifoler dans les galaxies, elle rejoint parfois les objectifs de la philosophie selon Platon, en jetant la suspicion sur ce qui nous est présenté comme la vérité, le bon sens, l’unique voie à suivre. Parce qu’elle est, par nature, peu encline à se contenter de ce qui est, elle fait un travail de sape des illusions, qui est mine de rien foncièrement politique.

Les articles publiés dans ce numéro — à l’exception de 3 inédits — sont déjà parus dans Le Monde diplomatique. La plupart ont fait l’objet d’une actualisation, et leur titre a souvent été modifié. La date de première publication ainsi que les titres originaux figurent ci-dessous.

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