Le jeu vidéo en France : une industrie et une pratique en progression continue

Le jeu vidéo est devenu en quelques décennies un des loisirs les plus populaires au monde. Entre développeurs et distributeurs, la France dispose de forces indéniables sur le marché mondial. Joueurs occasionnels ou passionnés, les Français s'adonnent à ce loisir désormais incontournable.

Selon le baromètre 2021 du jeu vidéo en France du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), en 2021, près de 1 350 jeux étaient en cours de production et 750 jeux ont été commercialisés en France. Cette tendance n'est pas nouvelle, puisque les studios (développement de jeux) et les éditeurs (diffusion et promotion) français ont une grande importance dans l'histoire du jeu vidéo.

Dès les années 1980, studios et éditeurs français sont reconnus pour leur savoir-faire : Delphine Software, Microïds, Infogrames, Lankhor, Loriciel, Silmarils, etc. Souvent ces entreprises commencent par l'édition, pour se lancer ultérieurement dans le développement. Ubisoft, une entreprise familiale d'abord impliquée dans la distribution de jeux, croît jusqu'à devenir une multinationale qui dispose de studios implantés partout dans le monde en 2022.

En 2018, selon l'étude de la DGE, la filière française du jeu vidéo compte 958 acteurs économiques, dont 496 studios et 53 éditeurs.

Les plus gros éditeurs internationaux font régulièrement appel à des studios français afin de développer leurs jeux (Asobo Studio, Quantic Dream, Arkane Studio, etc.).

fallait des outils, des technologies et la capacité de les faire évoluer pour

Le taux d'équipement en matériel informatique qui, contrairement aux consoles, n'est pas exclusivement ou initialement destiné au jeu vidéo contribue à expliquer l'engouement. Le fait que les jeux gratuits (free to play), avec des achats dans le jeu, soient un modèle économique très présent sur l'écosystème mobile explique aussi le développement de la pratique.

D'après l'étude de la DGE, avec 133 organismes recensés, la formation française est reconnue au niveau international. Une seule école publique, l' (CNAM-Enjmin), propose des formations (licence, master, diplôme d'ingénieur) à l'ensemble des métiers. Le SNJV publie régulièrement un référentiel des métiers du jeu vidéo.

Selon l'étude de la DGE, la filière du jeu vidéo emploie en France près de 11 900 personnes en 2018 (dont 5 000 emplois liés à la production et 3 200 emplois chez les éditeurs). Le nombre d'emplois connaît à cette date et depuis 2010 un rythme annuel de croissance de 9% par an.

L'e-sport, ou sport électronique, désigne une compétition de jeu vidéo, seul ou en équipe. Depuis quelques années les joueurs se professionnalisent partout dans le monde.

Selon la DGE, avec un chiffre d'affaires de près de 50 millions d'euros en 2019, l'e-sport représente en France près de 650 professionnels, dont 189 joueurs répartis en 15 équipes professionnelles.

Avec 1,3 millions d'amateurs pratiquants, l'e-sport attire de plus en plus de spectateurs : 5 millions en 2018, plus de 7 millions en 2019.

D'après l'étude de la DGE, le besoin d'un financement initial est crucial dans l'élaboration d'un projet qui ne sera rentabilisé que quelques années après son lancement. Les studios ont recours au financement privé et public.

Selon la DGE, 90% des studios ont recours à un financement externe dans le cadre de leurs projets, pouvant provenir de différentes sources :

Le jeu vidéo dispose en France d'une cotutelle des ministères chargés de l'industrie et de la culture. Il existe des dispositifs de financement public spécifiques au secteur du jeu vidéo :

D'autres dispositifs ne sont pas exclusifs au secteur du jeu vidéo et concernent :