La Rochelle : une entreprise de mécanique industrielle peine à recruter

La Rochelle : une entreprise de mécanique industrielle peine à recruter

L’entreprise spécialisée dans la fabrication et la réparation de tous types de pièces mécaniques ne trouve pas de tourneur-fraiseur, alors que les clients se multiplient

« On recherche un troisième tourneur-fraiseur depuis six mois », s’attriste Adrien Vernier, gérant depuis quatre ans de la Société mécanique industrielle de précision Atlantique (Smip). Ce lundi 1er août, dans son atelier basé à la Pallice, le chef de cette petite entreprise déambule dans le silence des machines. « On s’est arrêté quelque temps pour permettre aux deux employés de prendre des vacances. »

Il y a six mois, l’entreprise spécialisée dans la fabrication et la réparation de pièces mécaniques a dû faire face au départ d’une recrue. « Il faisait une heure de route pour venir tous les matins, il a tenu une année puis il est parti », explique le gérant. Une situation qui illustre les difficultés de recrutement dans le secteur de la mécanique industrielle. « Tous les confrères sont dans la même galère. On me demande régulièrement si j’ai des CV à transmettre. »

En plus des deux employés en usinage sur le site de La Rochelle, l’entreprise regroupe une vingtaine de mécaniciens qui interviennent sur le département, directement chez les clients. « Notre secteur d’activité est vaste, on intervient sur des bateaux comme sur des machines agricoles. On recrute aussi des mécaniciens. »

Mais si Adrien Vernier fait face à une pénurie de main-d’œuvre, il reste un optimiste. Selon lui, le métier a un bel avenir : « À la moitié de l’année, nous avons déjà fait le chiffre d’affaires de 2021. » L’entreprise est récemment intervenue sur des yachts, pour la première fois, suite à une demande du port de La Rochelle. « Chaque semaine je dois refuser un client car nous ne sommes pas assez pour tout assumer. »

Le gérant déplore également certains changements dans les formations. « Ici, nous travaillons sur des machines conventionnelles. Dans les écoles où tout est quasiment numérique, elles sont présentées comme des pièces de musées. » Sans assez d’effectifs pour répondre correctement à la demande, Adrien Vernier ne peut, pour l’instant, pas se permettre de former un apprenti.

Pour réagir à cet article, remplissez le champ ci-dessous. Vous pouvez également, consulter notre charte des commentaires.
Merci de nous décrire précisément ce qui vous paraît illégal dans ce message.